Le Soleil
Affaires, jeudi 14 janvier 2010, p. 29
Des retombées économiques de 2,37 milliards $
courtage immobilier en 2009
Dans les régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches, le courtage immobilier donne lieu, au bas mot, à des retombées économiques totales de 2,37 milliards $.
En fait, détaille la directrice générale de la Chambre immobilière de Québec (CIQ), Gina Gaudreault, 10 642 propriétés ont été soldées en 2009. Pour un chiffre d'affaires de 2,05 milliards $.
En revanche, ajoute la présidente de la CIQ, Sylvie Champagne, chaque acquéreur d'une propriété est réputé dépenser 30 000 $ supplémentaires pour la taxe de mutation, les honoraires d'inspection, les frais notariaux et de déménagement, les rénovations, les travaux, matériaux et articles d'aménagement. Ce qui infère, à ces égards, une somme de 320 millions $. Ce qui boucle le montant de 2,37 milliards $.
D'un autre côté, croit Mme Gaudreault, l'industrie du courtage est à l'origine de 80 % des transactions sur le marché immobilier résidentiel. Le reste résultant de ventes entre vifs, d'acquisitions par legs ou de gré à gré.
Réussite
De nombreuses gens, du fait de la récession, avaient prophétisé une année 2009 malheureuse sur le marché de la revente dans la région de Québec. "Or, il n'en fut rien", se félicite Mme Gaudreault, qui prenait la parole, hier, lors du point de presse annuel rétrospectif de la Chambre.
"Le chiffre d'affaires, en dollars constants, a crû de 8,5 % l'an passé par rapport à 2008. Tandis que le nombre des transactions a progressé de 2 % à 10 642", soutient-elle. Une année qui s'est terminée sur une note positive malgré les appréhensions des économistes, résume-t-elle.
Bond du prix moyen
D'un autre côté, la directrice générale constate que le prix moyen des propriétés a fait un bond de 6 % dans les régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches. Passant de 181 615 $ en 2008 à 192 620 $ en 2009. Encore qu'elle souligne que c'est dans l'arrondissement Chutes-de-la-Chaudière-Ouest que la hausse du prix moyen a été la plus importante (9,1 %). C'est sans compter celui des logements en copropriété qui est monté de 13 % à Québec (soit à 190 588 $) et de 7,4 % dans la Chaudière-Appalaches (153 071 $).
Enfin, il faut 78 jours en moyenne, dans la Capitale-Nationale, pour vendre une propriété unifamiliale et 90 jours dans la Chaudière-Appalaches. Soit une semaine de plus et une journée de moins en comparaison de 2008, respectivement.
Gilles Angers